Arcania
L’Arcania est une « police magique » officiant en Burgonnie et dont le rôle est d’assurer la sécurité de l’empire face aux menaces que constitue l’utilisation incontrôlée de la magie.
À sa tête se trouve l’Archimage, qui est également conseiller de l’empereur. Celui-ci réside à Olméria.
Toutes les grandes villes de Burgonnie compte un « bureau » de l’Arcania, composé d’un nombre variable de mages (entre trois et une dizaine, selon la taille de la ville). Ces mages ont en charge la surveillance des activités magiques au sein de la ville et, théoriquement, également dans les alentours de la ville.
Ils assistent les gardes de la ville dans leurs enquêtes ou dans leurs interventions dès qu’une utilisation de la magie est soupçonnée.
Mages de l’Arcania
Recrutement
Le recrutement des mages se fait généralement dans l’Université des Arcanes d’Olméria. Un mage fraîchement recruté se voit attribuer un nouveau nom (la tradition veut que ce nom finisse en -er), reçoit un tatouage sur le front (une étoile à sept branches) et doit garder le crâne rasé.
Ils se voient aussi mis sous l’effet d’une Didascalie de niveau V qui l’oblige à rester scrupuleusement honnête en permanence.
Collèges maîtrisés
Les collèges maîtrisés par les mages de l’Arcania peuvent varier, mais ils maîtrisent tous à un bon niveau Connaissances et Communication & Empathie.
Grades
Il y a 6 grades dans l’organisation :
- Archimage (chef suprême de l’Arcania, résidant à Olméria)
- Magister – Chef d'une section d'une grande ville. Il n’en existe qu’une douzaine.
- Luminer – Chef d'une ville de taille moyenne, ou éventuellement d’autres groupes spéciaux.
- Scrutiner – Enquêteur expérimenté, pouvant avoir d’autres enquêteurs sous ses ordres.
- Vigiler – Enquêteur ordinaire. Grade le plus courant.
- Novimer – Jeune recrue, ayant effectué moins de trois en de service
Les femmes dans l’Arcania
Les femmes de l’Arcania subissent un rituel magique qui décolore complètement leurs cheveux, les rendant d'un blanc pur comme la neige. Elles doivent porter ces cheveux coupés court (à hauteur des épaules maximum) et sans aucun ornement.
Comme les hommes, elles porteraient l'étoile à sept branches tatouée sur le front
Elles portent également une mince tresse spécifique sur le côté gauche, scellée avec un anneau d'argent gravé de runes
Législation, mages & magie
En Burgonnie, pour avoir le droit d’exercer légalement la magie, un mage doit se déclarer auprès de l’Arcania. Après une Investigation mentale, celui-ci reçoit alors une Suggestion permanente l’enjoignant à « respecter la loi » (variante du sort Suggestion de niveau IV). Il reçoit également un anneau (qu’il doit porter) qui constitue le signe visible de son caractère « officiel ». Il est bien sûr totalement illégale de lancer une Dissipation de la magie sur cette Suggestion.
L’anneau coûte 1 po, et il y a également une taxe de 3 po à payer.
Un certain nombre de sorts (et de potions) sont illégaux. Il s’agit notamment de tous les sorts qui ne peuvent être que « maléfiques » – Invocation de démon, Animation des morts en sont deux exemples.
Mages gris
Les mages « gris », ou mages clandestins, sont personnes qui utilisent la magie sans s’être déclarés à l’Arcania. Ils ne sont donc pas sous l’effet de la Suggestion permanente les enjoignant à être honnête.
Ils sont pourchassés par l’Arcania et les peines qu’ils encourent dépendent de leurs actions passées (qui sont révélées grâce à Investigation mentale). Dans tous les cas, la peine est sévère et un mage peut assez facilement être condamné à mort pour ce crime s’il a mené des actions illégales graves.
Cependant, les mages gris restent assez nombreux. Ils vivent dans de petits villages ou bien retirés du monde. Tant qu’ils ne font pas parler d’eux, l’Arcania n’a pas le temps de s’en occuper.
Il existe également un certain nombre de sorts permettant de fausser les informations obtenues par un mage de l’Arcania grâce à des sorts tels que Lecture d’aura ou Investigation mentale. Mais ces sorts sont peu répandus et leur utilisation est considérée comme un crime si l’Arcania s’en aperçoit.
Usage de la magie dans les interrogatoires
La magie est un outil légal entre les mains d'un mage patenté, sous réserve qu'elle ne viole pas les libertés fondamentales reconnues par le droit burgon. Or le droit burgon en reconnaît deux : la liberté d'action et la liberté de conscience. Toute magie portant atteinte à ces deux libertés est strictement encadrée.
Sorts autorisés sans restriction
Tous les sorts non intrusifs évaluant une réaction, notamment toutes les détections (Perception des émotions, Détection des mensonges, Lecture d’Aura).
Ces sorts sont admis comme aide à l'interrogatoire dans toute enquête officielle, à condition que les questions posées relèvent directement de l'affaire instruite. Le résultat est une indication, pas une preuve — un juge prudent l'utilisera comme levier, pas comme verdict.
Sorts à usage encadré
Sorts d'influence légère (Suggestion, Injonction, Contrôle émotionnel, etc.) — Ils n'accèdent pas aux pensées mais agissent sur la volonté. Légalement ambigus : ils ne violent pas la liberté de conscience (on ne lit rien), mais ils entament la liberté d'action. Leur usage est toléré dans le cadre d'une enquête officielle conduite sous autorité reconnue, mais le résultat n'est pas recevable seul devant un tribunal — il doit être corroboré.
Lecture des pensées superficielles — Légalement admise dans les seules affaires relevant d'un danger pour la sécurité de l'État ou pour la personne du souverain, sur ordre exprès de l'autorité provinciale ou impériale. Hors de ce cadre, son usage constitue une violation de la liberté de conscience, et ses résultats sont irrecevables. En pratique, les nobles s'y opposent farouchement, et aucun chancelier sensé ne l'ordonnera sur un vassal de rang sans y être contraint.
Sorts interdits
Investigation mentale (fouille profonde de l'esprit) — Considerée comme une mutilation de la personne, au même titre qu'une torture physique. Interdite en toutes circonstances par le droit burgon. L'Arcania elle-même ne peut l'ordonner.
Limites à l’usage de la magie lors d’un interrogatoire
Les sorts ne garantissent ni l'exhaustivité ni la vérité absolue : un sort raté, un contre-sort, une potion de résistance, une volonté exceptionnelle peuvent fausser les résultats. Un interrogatoire magiquement assisté reste un interrogatoire, pas un oracle.
Un noble ou un homme averti peut arriver à un interrogatoire protégé. Ce n'est pas illégal en soi — se défendre contre une intrusion magique relève de la liberté d'action.
La parole d'un mage a une valeur testimoniale renforcée (son honnêteté est magiquement garantie), ce qui fait de de lui un témoin précieux devant un tribunal — mais pas un inquisiteur tout-puissant.